La cellulite n’est pas un problème de santé mais un problème esthétique qui ennuie la plupart des femmes. C’est une affection féminine caractérisée par un aspect capitonné de la surface cutanée appelé aussi peau d’orange ou capitons. Cet aspect est dû aux lobules graisseux, dont l’architecture est spécifique de la femme, et qui sont poussés à la surface de la peau (voir schéma).

Cet aspect est d’intensité plus ou moins sévère et se localise principalement sur les fesses et les cuisses. C’est effectivement dans ces zones où les adipocytes (cellules graisseuses) sont les plus réfractaires vis-à-vis des régimes et de l’activité physique car ils possèdent des récepteurs qui leur ordonnent de stocker plutôt que de déstocker les graisses, les récepteurs alpha. C’est le propre de la femme qui est programmée ainsi en vue d’une grossesse.

Des facteurs internes engendrent la cellulite et impliquent des mécanismes complexes : rétention d’eau et/ou augmentation du volume des adipocytes et/ou fibrose (voir plus loin). D’autres facteurs peuvent aussi l’aggraver : déséquilibre hormonal, sédentarité, malnutrition, stress, insuffisance veineuse. Au vu des différents facteurs déclenchant ou aggravant, la cellulite n’est pas la même pour toutes.

schéma cellulite

Les 3 grades de sévérité de la cellulite

On en distingue 3 :

  • Grade 0 : Pas de capiton apparent, même avec test du pincement
  • Grade 1 : Aspect capitonné au test de pincement seulement
  • Grade 2 : Aspect capitonné debout qui disparaît en position couchée
  • Grade 3 : Aspect capitonné en position debout et couché

Trois acteurs entrent en jeu dans la formation de la cellulite

On en distingue 3, qui peuvent se retrouver chez une même personne à différents degrés :

  • L’adipose: elle correspond à une augmentation du volume des adipocytes associée à un dysfonctionnement métabolique. Celui-ci est lié notamment à une altération des mécanismes de lipogénèse (synthèse des triglycérides/stockage des graisses) et de lipolyse (lyse des triglycérides/déstockage des graisses)
  • La rétention d’eau: elle est liée à un passage d’eau depuis les vaisseaux dans les tissus (derme et hypoderme) et elle due à une augmentation de la pression dans le secteur veineux (insuffisance veineuse chronique) ou bien d’un excès de perméabilité capillaire ou encore d’un défaut de drainage lymphatique (constitutionnel ou acquis).
  • La fibrose : elle est consécutive au passage d’eau et de grosses protéines dans les tissus. La mauvaise résorption par le système lymphatique de ces protéines va conduire à la formation de la fibrose. Ce phénomène est donc évolutif, consécutif à la rétention d’eau et pouvant apparaitre plusieurs années après.

Ces 3 acteurs peuvent se différencier par un examen clinique palpatoire et définissent 3 types de cellulite : la cellulite adipeuse, la cellulite aqueuse et la cellulite fibreuse. C’est ainsi que la classification IFAT des cellulites a été proposée (Infiltration, Fibrose, Adipose/des Tissus) et que le nom médical de la cellulite en Italie est « Panniculopathie-Edemato-Fibro-Sclérosante » (PEFS) pour permettre de proposer une prise en charge adaptée à chaque type de cellulite.

La technique endermologie® est efficace dans le traitement de cet aspect capitonné, qui concerne en France environ 90 % des femmes de 30 à 54 ans.

Intérêt des soins endermologie®

Par ses propriétés circulatoires, anti-fibrose et pro-lipolytique (aide au déstockage naturel des graisses), la technique endermologie® est efficace dans le traitement de cet aspect capitonné, qui concerne en France, environ 90 % des femmes de 30 à 54 ans. Contrairement aux effets sur la fibrose et sur les adipocytes qui dépendent de la typologie de chacun et des facteurs aggravants, l’effet de la technique endermologie® sur la rétention d’eau est pratiquement immédiat, et s’observe dès la première séance.

Ainsi, dans certains cas, on peut observer une aggravation temporaire de l’aspect cellulitique. Pourquoi ?

Imaginez une plage en Bretagne : les coquillages, ce sont les capitons et la marée, c’est la rétention d’eau. C’est seulement à marée basse que les coquillages apparaissent sur le sable. Si ce phénomène déroutant se produit, pas d’affolement, c’est normal ! La technique endermologie® a bien fait son travail de drainage, il faut continuer les séances pour que la stimulation mécanique agisse sur la fibrose et que l’effet lissant se révèle enfin. En moyenne 10 à 12 séances sont recommandées* à raison de 2 séances par semaine.

Et vous ? Avez-vous une idée du type et du grade de votre cellulite ?

 

*Selon bilan sur mesure du praticien

Sources :

  • So-called cellulite : An invented disease. Nurnberger F., Muller G. J. Dermatol. Surg. Oncol. 4:3 March 1978.
  • La cellulite: de la physiopathologie à la classification IFAT (Infiltration, Fibrose, Adipose des Tissus. Blanchemaison P. Actualités Vasculaires Internationales N°85- novembre 2000.

 

Rédigé par Clelia Monteux

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